Eglise Saint-Martin : les premiers vitraux

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Travaux

Jean-Hugues Harbonnier a entamé son travail de création, dans son atelier de Lanvénégen (Morbihan), à l'automne dernier. Une oeuvre de longue haleine, puisque trois années d'études ont précédé. La commande, émanant de la Ville, porte sur la réalisation, en art abstrait, des vitraux, au nombre de six, du choeur de l'église Saint-Martin.

Au mois de juillet, le vitrailliste s'est échappé de son atelier breton pour passer deux semaines dans notre ville : le temps nécessaire à la pose des deux premiers vitraux. Qui s'explique par le détail de leur composition : chaque travée ou « traversée », noms donnés à ces vitraux, contient 24 éléments de 4 à 5 cm d'épaisseur et d'un poids moyen de 25 à 30 kilos !

Posés, ils se sont dévoilés dans leur magnificence. Placés en vis-à-vis : la travée froide (bleue) exposée au nord, la chaude (jaune) au sud. Voici la symbolique donnée par leur créateur : l'origine de notre ville pour la première, avec l'abbaye, le cloître, l'élévation de la foi ; dans la seconde, le creuset pour la fusion du métal – qui évoque la ville sidérurgique – ou le calice recevant le sang du Christ, mais aussi le fragment du manteau de saint Martin. « On est dans le don, le partage », suggérait l'artiste.

« Ça laisse libre cours à l'imagination, on peut y voir plein de choses », commentait Solange Lemoine, première adjointe, lors de la réception le 30 juillet de ces premiers travaux, aux côtés de Rose-Marie Ryspert, adjointe à la culture et au patrimoine, l'une comme l'autre admiratives. « C'est saisissant », réagissait l'abbé Christophe Decherf, vicaire épiscopal et doyen du Denaisis. Et d'analyser : « Les avis sont variés et c'est un enrichissement personnel de s'écouter les uns les autres quand on est devant l'oeuvre. Il est intéressant de faire l'expérience seul et à plusieurs. »

Rendez-vous est pris avec Jean-Hugues Harbonnier et son équipe pour la livraison de la troisième travée au mois de novembre.

Vitraux Post Visuel 2

Les six vitraux se partageront à égalité entre couleurs froides (à base de bleu), installées au nord, et couleurs chaudes (orange, rouge, jaune), placées au sud. Les deux premiers montés se font face. Il faudra attendre encore une bonne année pour voir le résultat final. Mais Jean-Hugues Harbonnier n'en aura pas fini avec l'église Saint-Martin, puisqu'à la commande initiale sont venues s'ajouter les deux rosaces du transept.