Grand Prix cycliste

Lauréat GPD 2019 Podium

En soixante années d'existence, le GPD a acquis une belle notoriété. Inscrite au calendrier international, l'épreuve a fait sa mue en 2018, intégrant des pavés pour accroître son attractivité. En 2019, elle a vu la victoire, pleine de panache, du grand espoir néerlandais Mathieu Van der Poel.

Créé en 1959, le Grand Prix professionnel de Denain est suivi chaque année par un public nombreux et passionné. Cette manche de la Coupe de France est classée Hors catégorie au circuit UCI Europe Tour. Elle a élargi son audience grâce à la retransmission par Eurosport depuis 2014 et par France 3 Hauts-de-France depuis 2018.

Jimmy Casper, le recordman

En soixante éditions, on recense vingt-six victoires belges et dix-neuf françaises. Le record de victoires est détenu par le Picard Jimmy Casper, avec quatre succès (2005, 2006, 2009, 2011). Six Nordistes ont inscrit leur nom au palmarès : José Samyn (1967), Jean Stablinski (1968), Robert Mintkewicz (1977), Jean-Philippe Pipart (1979), Bruno Wojtinek (1986, 1987) et Denis Flahaut (2010).

Peloton GPD

Avant Paris-Roubaix

Pour renforcer son attractivité, le GPD a fait sa mue en 2018 avec l'introduction de douze zones pavées, se plaçant désormais avant Paris-Roubaix au calendrier. Remportée par le Belge Kenny Dehaes (quinze ans après la dernière victoire d'un de ses compatriotes), cette 60ème édition est cependant restée dans les annales pour le froid polaire qui y régnait, contraignant les organisateurs à ne maintenir que trois secteurs pavés.

Un tremplin pour Mathieu Van der Poel

En 2019, le champion du monde de cyclo-cross Mathieu Van der Poel venait se tester sur les pavés avant de courir pour la première fois le Tour des Flandres. Le jeune Néerlandais s'imposa magistralement, en résistant seul au retour du peloton durant les neuf derniers kilomètres. Démonstration qui fut le prélude d'un printemps de rêve : pour sa première saison routière au plus haut niveau international, le petit-fils de Raymond Poulidor, 24 ans, allait remporter dans le mois qui suivit deux semi-classiques belges, A Travers la Flandre et la Flèche Brabançonne, et surtout, au terme d'un final complètement fou, la grande classique de son pays, l'Amstel Gold Race. En quelques semaines il s'était ainsi imposé comme un acteur incontournable de la scène internationale, et cela ne fit que renforcer la fierté des organisateurs denaisiens de le compter au palmarès de leur épreuve.